Navarre et Rioja : une sortie très réussie du 21 au 25 mai 2015

Pour continuer notre découverte annuelle du versant sud des Pyrénées, notre convivium Béarn, augmenté de quelques amis bigourdans, avait choisi cette année Pampelune avec un prolongement vers le sud  très horticole de la Navarre et les célèbres vignobles de la Rioja.

Oscar Labat Artajo responsable du convivium Navarra épaulé par son épouse Béatrix nous ont remarquablement aidés pour identifier les visites de centres d’intérêts originaux, et l’accueil dans des lieux ou tables toujours très riches en saveurs. Quel contraste entre les généreuses côtes de vache  Pirenaica  que Patrick et Jean grillèrent pour nous dans le pure tradition des sidrerias basques et ce surprenant menu végétarien préparé par le restaurant El Trinquete au milieu de ses 3 jardins potagers de la banlieue sud de Tudela. Plus de 4 heures furent nécessaires pour, de surprise en surprise, apprécier toutes les  savantes préparations élaborées à partir de légumes de saison, certains provenant directement des platebandes en permaculture, que nous avions sous les yeux. Une occasion de bien comprendre la pertinence de la prochaine campagne « Slow Meat » que notre mouvement va développer pour inciter à réduire la consommation de viande au niveau de la planète.

Remarquable aussi l’action pédagogique doublée de l’insertion de quelques demandeurs d’emploi, que mènent les responsables du convivium Slow Food de  Navarra , dans le cadre de la fondation privée « Granja escuela de Ultzama » qui accueille un jeune public trop déconnecté des animaux domestiques, de la vie du jardin et  de la ferme.

Très utile et fort bien illustrée par une dégustation, cette présentation sans fard des critères de qualité de l’huile d’olive, pas toujours faciles à identifier sur des étiquettes parfois ambigües. Saluons cet effort honnête de clarification proposé par le « Trujal Artajo » (moulin à huile) de Fontellas dans l’agglomération de Tudela. Effort complété par une rupture avec la façon traditionnelle de conduire un verger d’oliviers. Et si cette qualité de très  haut niveau ne pouvait être atteinte que par des méthodes culturales de pointe avec des machines s’inspirant des vendanges ?

Rupture encore le lundi matin : après un tour rapide de quelques audaces architecturales telles que la bodega Marques de Riscal, en nous tenant à l’écart  de cette façon « Disneyland et bling bling» de concevoir le marketing viticole, nous avons préféré nous attarder dans la bodega en partie biologique  de Viñas Ijalba juste au nord de Logroño. Ici 80 hectares ont été plantés sur des sols artificiels, recomposés pour réhabiliter d’anciennes gravières. Et le résultat est d’autant plus  surprenant que s’ajoute une large utilisation de cépages anciens tels que le « maturada ». Vinifiés séparément, ces cépages apportent de remarquables notes de modernité et une qualité gustative originale qui aujourd’hui renouvellent, pour les palais français, les tonalités souvent trop boisées de la Rioja.

Et si vous repassez par Pampelune, la cocina de Alex Mugica dans la célèbre calle Estafeta avec ses « pinchos » dont il est le champion, ne devrait pas vous décevoir !

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